Gênes: 10 ans après

 

Dix ans sont passés. Le jour après les évènements tragiques de juillet 2001, ensemble avec la famille de Carlo, nous demandions la vérité et la justice pour ce corps à terre sur le sol de la Piazza Alimondi, cette jeune vie stoppée par deux tirs d'un pistolet de ceux qui sont supposés être les protecteurs de "la loi et de l'ordre". Nous avons aussi demandé la vérité et la justice pour les centaines de femmes et d'hommes qui ont été maltraité, frappé et humilié durant ces journées par ceux qui sont supposés être les protecteurs de "la loi et de l'ordre".

Dix sont passés, mais nous attendons toujours la vérité et le peu que nous savons c'est grâce aux médias alternatifs. Pour la justice, nous n'avons toujours rien vu.

C'est triste, mais pas surpenant, de penser que dans ce pays -connu dans le monde entier pour ces massacres non résolus- les serviteurs de l'Etat coupables d'abus contre des citoyens sans défense n'ont pas à répondre de leurs actes et continuent de porter l'uniforme, et pour beaucoup ont même été promu. Ceci nous rempli d'indignation, mais ne nous surprend pas qu'ici, dans ce malheureux pays, un meutre dans les rues en plein jour commis par un membre de forces de l'ordre passe sans problème sans même un procès. Personne n'est surpris non plus par le fait que la personne responsble politiquement des activités de la police durant ces journées continue d'être membre du parlement et occupe une des places les plus élevées au sein de l'Etat, quelqu'un considérer, même par certains secteurs de la gauche, comme un allié politique fiable!

L'Italie est un pays où à chaque budget il est volé toujours plus aux classes populaires pour le donner aux riches, un pays oû mourrir sur son lieu de travail n'est plus reporté dans les médias, où il est si facile de dépenser sa vie au travail passant d'un contrat temporaire à un autre et d'en être tenu coupalbe par un Ministre de la République, un pays où les étrangers qui viennent à la recherche d'une vie meilleure commettent un crime et sont expulsés (ou même repoussés alors qu'ils sont encore en mer), où les biens communs (ceux qui appartient à tous les citoyens) sont soldés ou simplement offert au Capital. Un pays où la classe politique a complétement adopté l'idéologie néo-libérale et la colore avec des tons racistes et xénophobes.

L'Italie qui a accueilli le G8 à Gênes il y a dix ans n'est pas très différente de celle d'aujourd'hui, ou de celle du passé. Face à des milliers de personnes venant du monde entier qui voulaient montrer qu'un autre monde est possible, pour débattre de questions d'intérêts communs, pour crier leur opposition aux politiques d'économie néo-libérales, l'Etat ne pouvait faire que ce qu'il fait toujours: il offre des véhicules blindés, la provocation, la répression, avec des barbelés et une zone rouge mise en place pour l'occasion. En d'autres termes, ils ont cherché à réduire les demandes de cette game variée, intelligente et déterminée du mouvement populaire à une simple question d'ordre public.

Mais ce mouvement global, visionnaire qui est mort à Gênes en 2001 avec Carlo à laissé son testament politique et social, qui a été adopté une fois de plus par celles et ceux qui luttent contre la destruction de l'environnement, la privatisation des biens communs, pour le droit à la libre circulation des personnes, contre la guerre et les dépenses militaires, contre le racisme et la xénophobie, pour la dignité et la sécurité au travail, pour le droit au travail et contre le travail précaire, pour la rédemption de tous les Suds dans le monde.

Nous communistes anarchistes, nous libertaires, étions dans les rues de Gênes en 2001, comme chaque fois qu'il faut défendre l'humanité et la faire progrésser face à la barbarie. Nous sommes toujours présents aujourd'hui et nous le serons demain, dans les luttes sociales, politiques et syndicales, portant nos idéaux, nous idées et notre vision avec nous.

"Nous portons un monde nouveau dans nos coeurs"

Federazione dei Comunisti Anarchici

21 juillet 2011